Assiégé-e-s, Citadelle des résistances!

Assiégé-e-s, Citadelle des résistances! dans Feministe intersectionnel dons2015
C’EST QUI ?

NOUS

Derrière AssiégéEs des femmes et (quelques) hommes raciséEs en résistance qui se positionnent pour l’articulation : anti-raciste ET anti-sexiste ET anti-homophobe  ET anti-transphobe ET anti-capitaliste ET anti-islamophobe ET anti-politique de respectabilité. Afro-féminisme, black-féminisme, féminisme islamique, décolonial, luttes des travailleuses du sexe, autant de démarches qui pensent l’articulation race, genre et classe. Une position indispensable tant le féminisme blanc est éloigné des impératifs des femmes raciséEs. Le féminisme blanc est l’exemple type du faux allié mais vrai oppresseur. Dans le même temps si nous soutenons les personnes racisées capitalistes dans leur combat contre le racisme, nous refusons néanmoins le remplacement du capitalisme blanc par un capitalisme de la diversité. En tant que système d’appropriation et d’accumulation, il sera toujours question d’inégalités et de mauvaises répartitions des richesses. La démarche intersectionnelle c’est aussi mettre en lumière les spécificités du sexisme et de l’homophobie dont sont victimes les personnes raciséEs, que ce soit dans ou en-dehors de nos communautés. Notre objectif est de promouvoir l’humanité et la dignité de touTEs les personnes racisées. Il ne s’agira pas de combattre uniquement le racisme du plafond de verre alors que nous sommes nombreu.se.x au niveau du plancher collant. Nous ne le savons que trop bien : nulle libération n’est possible en perpétuant un système oppressif.  Toutes nos vies ont de l’importance car dans cette lutte pour l’émancipation de touTEs les raciséEs : ON EST ENSEMBLE.

 

 

 

DÉBATS, UNIVERSITÉ POPULAIRES …

 

 

 

 

 

 

ENVIE DE SE DÉLESTER DE QUELQUES € ?

 

 

 

 

 

 

 

 

CE QU’ON PENSE

INTERSECTIONNALITÉ & RÉVOLUTION

AssiégéEs est un projet politique porté par des personnes issues des « anciennes » colonies européennes. Il est né du ras-le-bol de devoir choisir entre les luttes contre le capitalisme, celles contre le racisme systémique et celles contre le patriarcat.

Nous voulons :

  • Affirmer la légitimité des luttes dites « minoritaires » contre le racisme et le patriarcat dans le combat anti-capitaliste et révolutionnaire. Les luttes dans le système capitaliste ne peuvent se réduire à l’affrontement entre bourgeois.e.s et prolétaires, même si cela reste une question centrale. Une société sans classes ne garantit pas par magie la fin des idéologies racistes et patriarcales très souvent meurtrières.

  • Affirmer la nécessité stratégique de construire notre autonomie politique entre issu.e.s des « anciennes » colonies européennes, avec toute la complexité que cela implique, pour garantir un rapport de force au sein du mouvement social plus large, dans la mesure où une vaste partie de celui-ci est irriguée par l’idéologie raciste produite par les classes dominantes.

  •       Affirmer l’importance, malgré notre volonté de nous organiser avec tou.te.s les “ex” colonisé.e.s qui partagent notre vision, de mettre au centre de ce projet les femmes cis, les minorités sexuelles, les trans’, les classes populaires et celles et ceux qui sont racialisé.e.s comme musulman.e.s, en ayant conscience des enjeux et intérêts spécifiques, voire parfois contradictoires en apparence, de ces sujets politiques.

Pour cela nous proposons :

  Lire la suite de notre déclaration politique

 

RACISMES

La lutte contre les racismes est vitale. Nous ne pouvons omettre de penser la négrophobie, l’islamophobie, le racisme anti-Arabe, anti-Asiatique ou anti-Rroms! Et cela sans mettre au centre l’exclusion de l’espace public, l’exclusion de la vie même : les sans papiers, les femmes voilées, les victimes de crimes policiers, les jeunes de banlieues et autres citoyen.ne.s de sixième zone.

 

 

POLITIQUE DE RESPECTABILITÉ

Nous n’imaginons pas notre démarche sans les « infréquentables » des luttes anti-racistes, anti-sexistes et anti-capitalistes : travailleuses et travailleurs du sexe, personnes trans* , queers ou encore voyous et voyelles. Les personnes racisées ne devraient pas avoir à performer leur existence en échange de la reconnaissance  et du respect de  leur humanité.

 

 

GENRE

Afro-féminisme, black-féminisme, féminisme islamique ou décolonial autant de démarches qui pensent l’articulation race, genre et classe. Une position indispensable tant le féminisme blanc est éloigné des impératifs des femmes raciséEs. La question du genre ne peut se penser sans les personnes trans*, qui comptent parmi les premières victimes de la violence d’Etat dans la plus grande indifférence.

 

 

ORIENTATIONS SEXUELLES

On a beau chercher, aucune trace d’un mouvement français de Queers of Color. Les modèles sont donc à chercher outre-Manche ou encore outre-Atlantique. Noubreu.se.x sont forcéEs à choisir  : soit ne militer que sur l’anti-racisme en passant sous silence les questions d’orientations sexuelles ou l’inverse. Dans les deux cas, le sacrifice d’une partie de soi.

 

 

CAPITALISME & COLONIALISME

Non, le capitalisme ne nous sauvera pas ! Un fantasme contemporain veut que plus il y aura de personnes racisées en position de pouvoir économique, plus le racisme reculera… Un fantasme qui prouve chaque jour ses limites. Le capitalisme trouve ses racines dans le système esclavagiste, et fait perdurer aujourd’hui l’impérialisme le plus crasse.

 

 

NORMATIVITÉ PHYSIQUE ET MENTALE

Mince, valide, cheveux lisses et neurotypique si possible. De la question du beau à celle de la notion de « folie » toutes ces catégories produisent les mêmes effets : hiérarchiser pour permettre aux unEs ( souvent les mêmes) d’opprimer les autres.

 

 

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